La mise en œuvre de l’approche avancée de Bâle II coûtera 185 millions de dirhams aux banques marocaines d’ici 2011
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14 avril 2009
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La déclinaison de la directive européenne « Bâle II », qui vise à sophistiquer et harmoniser les pratiques de gestion des risques bancaires, se poursuit au Maroc avec la mise en place des approches avancées. |
Une mise en œuvre adaptée au contexte du Maroc
La déclinaison de la réforme Bâle II au Maroc, telle que définie par le régulateur, respecte un planning de mise en œuvre différent de celui établi par la Commission Bancaire en France. Cette dernière, tout en imposant une unique date d’application de la réforme (fin 2007), a laissé aux établissements bancaires le choix de l’approche utilisée : standard, Notations Internes approche fondation (IRBF), Notations Internes approche avancée (IRBA).
Le régulateur marocain, dans un souci d’homogénéité et de performance des établissements financiers, a choisi d’imposer dans un premier temps l’application seule de l’approche standard de la réforme, puis lors d’une seconde phase, la mise en œuvre des approches Notations Internes. Les études d’impact relatives à la mise en place de ces méthodes (QIS : Quantification Impact Studies) ont été initiées en janvier 2009 avec les banques de la place marocaine afin de valider les conséquences de la réforme et le planning de mise en œuvre.
De plus, Le ratio de solvabilité fixé par le régulateur marocain à 10% actuellement va évoluer avec une prévision d’un passage à 12% fin 2010.
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Des enjeux stratégiques….
L’approche Notations Internes de la réforme Bâle II doit permettre un calcul des fonds propres adapté au profil de risque de chaque établissement. L’évolution par rapport à la méthode standard concerne donc la sophistication de mesure des fonds propres nécessaires à la couverture du risque de crédit, du risque de marché et du risque opérationnel, laquelle va se répercuter sur les processus pratiques d’octroi des engagements par les banques.
Le principal pré-requis à l’élaboration des modèles internes est la mise à disposition d’historiques de données suffisamment fiables pour chacun des risques traités. La profondeur d’historique nécessaire est variable en fonction du portefeuille clientèle et du type de paramètre modélisé.
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…et bénéficiant de retours d’expérience internationaux
Les établissements du Maroc vont en effet bénéficier du retour d’expérience de l’ensemble des acteurs européens ayant récemment travaillé sur ces aspects, en Europe notamment. Cela se traduit aussi bien en termes de compétences humaines que d’outils informatiques.
Selon les analyses menées par Sia Conseil, le coût complet de mise en Å“uvre de l’approche Notations Internes va engendrer un coût total pour le secteur bancaire marocain s’élevant à 185 millions de dirhams. Ce coût est une estimation complète des charges pour l’ensemble des établissements marocains, incluant l’avancement de la constitution des historiques de données et la prise en compte des activités des filiales. Toute implication de ressource est comptabilisée dans cette évaluation. Par contre, le recours à des ressources externes est à la discrétion de chaque établissement bancaire et ne peut être pris en compte à son coût réel.Â
Il apparait que la charge de travail restante à fin 2008 pour la majorité des établissements rend plus probable un atterrissage des différents projets à fin 2011.
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Un état d’avancement hétérogène
A ce jour, les établissements bancaires marocains ont tous, à minima, démarré une réflexion sur la mise en Å“uvre de la méthode Notations Internes de la réforme. Toutefois, l’état d’avancement est très disparate, notamment sur les aspects de mise à disposition des historiques de données et d’analyses statistiques. Certains établissements appartenant à des groupes bancaires européens bénéficient de la mise en place de ces approches dans leur maison-mère et donc de leur obligation depuis plusieurs années de remonter des données et de constituer des historiques. Par ailleurs, la prise en compte du périmètre complet incluant les filiales va nécessiter un effort de consolidation des engagements de chaque groupe et une harmonisation des pratiques et des modèles à l’intérieur d’un même Groupe, ce qui représente souvent une difficulté majeure…
Article Le Matin de février 2009
 Article L’Economiste de février 2009
Tags :Bâle, client, Commission Bancaire, conseil, crédit, Directive, européen, finance, fonds, gestion, Maroc, obligation, opérationnel, performance, régulateur, VaR
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1 commentaire Ajoutez le votre
1. R.IGUEJDI | 19 janvier 2010 à 20:28
merci c un bon document.
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